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Behia, auteur compositeur et interprète de jazz, française en dépit de son nom, a fait ses premières armes au Conservatoire de musique de Cannes. Dès sa tendre enfance, Behia baigne dans l’univers du jazz que son père, grand amateur, écoute en permanence.
Elle décide alors de travailler sa voix avec l’un des disciples du grand Caruso qui la destine à une carrière lyrique.
Réflexion faite, Behia retourne très vite à ses premières amours : le jazz.
Lorsqu’elle enregistre en 2003 son premier album intitulé « Just Squeeze me », il est accueilli de façon particulièrement élogieuse par la presse nationale spécialisée.
Dans son numéro de septembre 2003 Jazz Hot, la Revue Internationale du Jazz évoque « une belle voix, qui sait se faire caline ou fiévreuse….un grand coup de chapeau aux grandes vocalistes de jazz des années 30 et 40 » . Raymond Fonsèque, Président du Jazz Club de France y perçoit « un feeling remarquable », et Jacques Aboucaya, dans la revue Jazz Magazine, n’hésite pas à affirmer que « son incursion dans le répertoire brésilien peut soutenir la comparaison avec les spécialistes que sont Rosa Passos et Sylvia Telles ». Ce qui n’est pas surprenant lorsque l’on sait que Behia a effectué de fréquents séjours au Brésil où sa culture Jazz s’est enrichie des influences des grands Antonio Carlos Jobim, Vinicius de Moraes et consorts. C’est dire que si Behia est une des rares chanteuses de jazz à exceller tant dans les standards américains que dans les grands classiques brésiliens, elle est en outre, de part sa formation universitaire en langues vivantes, à même d’intégrer et mettre en harmonie les différentes cultures et musiques du monde. La pureté de la voix de Sarah Vaughan , le swing accompli d’ Ella Fitzgerald , mais surtout la sensibilité exacerbée et les inflexions de voix si particulières de Billie Holiday influenceront définitivement le style de Behia dans son répertoire jazz.
La rencontre de cette chanteuse cannoise avec le très talentueux guitariste compositeur Louis Bariohay a donné naissance à un répertoire éclectique où pas moins de six langues se côtoient sans jamais désorienter l’auditeur tant le swing est présent dans tous les thèmes. Reflet de ce répertoire, son dernier enregistrement intitulé « Jazzmen swing », distribué par la FNAC et par Caracal Music « online » mêle avec bonheur compositions personnelles et standards internationaux où l’on retrouve avec délectation la griffe toute personnelle de Louis Bariohay et est accueilli par la presse spécialisée avec le même enthousiasme réservé à son premier opus. Henri Marchal y note dans La Semaine des spectacles « un sound qui rappelle les grandes ladies du jazz », Jacques Abouc aya dans Jazz Magazine retrouve «toutes les qualités manifestées lors de son enregistrement initial : mise en place parfaite, un indéniable sens du swing » tandis que Michel Delorme , Membre de l’Académie du Jazz, séduit par les compositions et par « le choix des standards loin du répertoire éculé » conclut : « grâce à la maitrise extraordinaire de la voix et des mélodies, Behia les distille , les vit , les enjôle…Bref , elle a tout d’une grande. »
DISCOGRAPHIE:
2003 « JUST SQUEEZE ME » 2006 « JAZZMEN SWING »
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Sa profession initiale d’interprète trilingue la conduit à de nombreux déplacements à l’étranger et elle réalise alors que c’est en fait la musicalité des mots ainsi que les intonations propres à chaque langue qui la fascinent.